Une clé ne révèle jamais l’ambiance qui règne dans la pièce qu’elle ouvre .
Autrement dit, il ne faut pas se fier à une première chanson, même si elle révèle un grain, un visage, une intention, quelques aspects d’une nature bien plus dense.
Dans un monde où tout va vite trop vite dans une vie d’artiste, le timbre rare et unique d’Oria, a lentement sédimenté, grandi et pris le temps de mûrir sur sa côte d’Azur natale. Pourtant bercée d’Orient et d’Italie, c’est bien la chanson française qu’elle porte dans son cœur . L’appui sur les consonnes d’édith Piaf et du grand Jacques qui rencontrent le vibrato et la profondeur d’une Fayrouz ne trompent pas.
Nous sommes là face à quelque chose de nouveau. Oria est très jeune, mais elle vous parle de la vie comme une dame qui en aurait vécue mille avec la candeur d’une enfant.
Les yeux scintillant d’une vieille âme. Paradoxalement la bonne nouvelle, parce que c’en est une, c’est qu’elle chante dans notre langue même s’il est fort à parier qu’elle transcendera cette barrière dans le monde entier. Gardons la un peu pour nous, apprécions la beauté du geste qui accompagnera les volutes de sa voix. Ce que nous voyons naître sous nos yeux est précieux et rare. Il est bon parfois de le savoir.
Parmi ses titres les plus connus, on retrouve Toi jamais et Soirée mondaine, qui reflètent sa sensibilité.